CÉCILE JARSAILLON, musicienne et plasticienne
Résidence du 11 au 14 juin 2025 / One Shot#1 le 14 juin 2025 / Réalisation d’un podcast audio 12 et 13 janvier 2026 / Participation à la semaine de la radio 24 avril 2026

Réalisation d’un podcast en cours autour de cette expérience.
Passionnée d’art brut, de rock et d’expérimentations diverses, Cécile Jarsaillon gravite depuis 1990 dans le milieu underground et alternatif. Depuis 30 ans, elle explore de façon autodidacte de nombreux médiums créatifs : théâtre, danse, écriture, musique, chant, broderie, peinture et radio.
Invitée pour une résidence de musique avec Strato Dan, autour de la musique des Shadows. Une restitution a eu lieu dans le cadre d’un concert One Shot au Parc Melies le Samedi 14 juin 2025.
KARIM BOUHEUDJEUR, dasneur, chorégraphe et vidéaste
Participation à la semaine de la radio 23 avril 2026 / Résidence en cours de calage

Karim Bouheudjeur vient travailler sur TOTEM dans notre Cabane, une future pièce qui résonne avec l’histoire du quartier du Breil, construit dans les années 1960, dans un contexte marqué notamment par les retours d’Algérie.
Danseur, chorégraphe et réalisateur, il développe depuis plus de trente ans une pratique à la croisée du corps, de l’image et du récit. Issu du hip-hop, cofondateur du KLP Krew, il fait évoluer son langage vers des formes contemporaines où le geste devient porteur d’histoires, intimes et collectives.
Son travail est traversé par les questions de mémoire, de transmission et d’identité. À travers la danse comme à travers le documentaire, il capte et met en scène les récits invisibilisés, notamment dans des contextes sociaux et territoriaux marqués.
Avec TOTEM, il s’attaque aux tabous liés à la colonisation algérienne. La pièce explore les silences familiaux, les héritages et les tensions qui traversent les corps diasporiques, en proposant un récit sensible et politique, entre mémoire et fiction.
Accueillir Karim dans la Cabane, c’est faire place à une recherche artistique ancrée dans le réel, en dialogue direct avec les habitants et les histoires qui traversent le territoire.
CHARLES ROBINSON, romancier et performeur
Résidence du 01 au 13 juin 2026 / One Shot#6 le 13 juin 2026

Charles Robinson est romancier. Passionné par les hommes, les femmes, les territoires, souvent bouleversé par l’étrange façon que nous avons d’abîmer nos existences, il explore nos histoires, nos identités et nos sociétés.
À partir de 2011, Dans les Cités, puis Fabrication de la guerre civile, les deux volets d’un même cycle romanesque, racontent la vie au quotidien dans une Cité promise à la démolition. Les textes suivent quelque 150 habitants durant près d’une année et demie, au milieu des dossiers de relogement et des premiers engins de chantier venus perforer les bâtiments. L’ensemble établit un grand portrait, divers, cruel, amoureux, baroque et enflammé de notre société : « Ce que nous sommes au monde : petites choses et précieux ».
Charles Robinson travaille dans quatre directions qui s’entrelacent : l’écriture, la création sonore, la littérature live, la création numérique. Il développe des performances en solo ou avec des musiciens, danseurs, comédiens, et vidéastes afin de sortir le texte du livre et de le faire battre dans de nouvelles pratiques. 351 (catalogue des morts de la rue) ; Disneyland après la Bombe (grand opéra des Cités) ; Be Benshi (ciné-texte à partir de King Kong) ; Dans les Cités :
râga nocturne (10 heures de lecture nocturne pour église et peuple) sont quelques-unes de ses propositions pour la scène.
Jamais lassé du monde, Charles Robinson collabore à de nombreux projets, dans de nombreux domaines, ce qui lui ouvre des champs thématiques, disciplinaires et des modalités de travail très divers : la vie dans l’espace avec le Centre National d’Exploration Spatiale, le paysage et l’aménagement urbain avec des agences d’urbanisme, le corps en mouvement avec des chorégraphes, etc.
Invitée pour une résidence de recherche-création pour travailler sur la notion de portrait . Dates TBA.
JULIA BRIEND, photographe et graphiste
Résidence lancée le 13 décembre 2025 autour des peintures des collégiens de Rosa Parks / Studio photo éphémère – réalisation de portraits du 21 au 24 avril 2026 pendant la semaine de la radio Fréquence Cabane

Diplômée de l’École Nationale Supérieure Louis Lumière en 2003, Julia Briend a travaillé en tant que retoucheuse, assistante d’artiste, puis graphiste, avant de se consacrer à une pratique dédiée à la photographie depuis 2021.
Son travail interroge les mécanismes de pouvoir qui traversent les mondes sociaux, questionnant la manière dont ils façonnent et transforment nos corps, nos identités et nos croyances. Ses photographies attestent que les récits de vie ainsi mis en lumière débordent toujours du cadre auquel notre société les assigne.
Elle expérimente des formes collaboratives, tant dans sa pratique du portrait que lors des échanges avec les publics.
Julia est invitée pour faire trace des dessins réalisés par les kids du collège Rosa Parks avant sa fermeture. Des dessins jetés sur les murs du collège, dernières traces de leur passage et symbole d’une appropriation des murs de l’institution. La suite de ces captures est à inventer.
SORIBA DABO, comédien et réalisateur
Résidence du 08 au 12 décembre 2025 / One Shot#3 le 13 décembre 2025 à la Salle Festive du Breil / Participation à la semaine de la radio 22 avril 2026

Né en 1997 à Nantes, Soriba Dabo grandit dans le quartier de Bellevue où il développe très tôt un intérêt pour les arts visuels et narratifs. Après un baccalauréat littéraire, il découvre le théâtre et s’engage dans une pratique artistique qui mêle jeu d’acteur, création vidéo et performance.
Son parcours, marqué par une double culture entre les codes des quartiers populaires et ceux des institutions culturelles, nourrit une démarche artistique singulière qui interroge les questions d’identité, d’appartenance et de représentation.
Soriba est invité pour une résidence de recherche sur son projet La Mentale. Un projet scénique hybride qui interroge la notion d’appartenance, de transmission et de solidarité dans les quartiers populaires français. À travers un dispositif mêlant jeu physique, vidéo immersive et création sonore, ce spectacle dévoile les codes, les valeurs et la mémoire collective d’une culture où la débrouillardise, la loyauté et les liens humains sont primordiaux.
En déconstruisant les stéréotypes souvent attachés aux quartiers périphériques, La Mentale pose un regard à la fois sensible et puissant sur ce qui fait communauté aujourd’hui, sur les rituels invisibles qui structurent les relations sociales et sur la richesse d’une identité culturelle en constante évolution.
Le projet puise dans l’expérience personnelle de Soriba Dabo, artiste issu du quartier Bellevue à Nantes, tout en élargissant la réflexion à une dimension universelle sur l’appartenance et la construction identitaire.
