Avec qui sommes nous ?

CÉCILE JARSAILLON, musicienne et plasticienne

Résidence du 11 au 14 juin 2025 / One Shot#1 le 14 juin

Réalisation d’un podcast en cours autour de cette expérience.

Passionnée d’art brut, de rock et d’expérimentations diverses, Cécile Jarsaillon gravite depuis 1990 dans le milieu underground et alternatif. Depuis 30 ans, elle explore de façon autodidacte de nombreux médiums créatifs : théâtre, danse, écriture, musique, chant, broderie, peinture et radio. 

Invitée pour une résidence de musique avec Strato Dan, autour de la musique des Shadows. Une restitution a eu lieu dans le cadre d’un concert One Shot au Parc Melies le Samedi 14 juin 2025.

CHARLES ROBINSON, romancier et performeur

Charles Robinson est romancier. Passionné par les hommes, les femmes, les territoires, souvent bouleversé par l’étrange façon que nous avons d’abîmer nos existences, il explore nos histoires, nos identités et nos sociétés.

À partir de 2011, Dans les Cités, puis Fabrication de la guerre civile, les deux volets d’un même cycle romanesque, racontent la vie au quotidien dans une Cité promise à la démolition. Les textes suivent quelque 150 habitants durant près d’une année et demie, au milieu des dossiers de relogement et des premiers engins de chantier venus perforer les bâtiments. L’ensemble établit un grand portrait, divers, cruel, amoureux, baroque et enflammé de notre société : « Ce que nous sommes au monde : petites choses et précieux ».

Charles Robinson travaille dans quatre directions qui s’entrelacent : l’écriture, la création sonore, la littérature live, la création numérique. Il développe des performances en solo ou avec des musiciens, danseurs, comédiens, et vidéastes afin de sortir le texte du livre et de le faire battre dans de nouvelles pratiques. 351 (catalogue des morts de la rue) ; Disneyland après la Bombe (grand opéra des Cités) ; Be Benshi (ciné-texte à partir de King Kong) ; Dans les Cités :
râga nocturne
 (10 heures de lecture nocturne pour église et peuple) sont quelques-unes de ses propositions pour la scène.

Jamais lassé du monde, Charles Robinson collabore à de nombreux projets, dans de nombreux domaines, ce qui lui ouvre des champs thématiques, disciplinaires et des modalités de travail très divers : la vie dans l’espace avec le Centre National d’Exploration Spatiale, le paysage et l’aménagement urbain avec des agences d’urbanisme, le corps en mouvement avec des chorégraphes, etc.

Invitée pour une résidence de recherche-création pour travailler sur la notion de portrait . Dates TBA.

JULIA BRIEND, photographe et graphiste

Résidence lancée le 13 décembre 2025 autour des peintures des collégiens de Rosa Parks

Diplômée de l’École Nationale Supérieure Louis Lumière en 2003, Julia Briend a travaillé en tant que retoucheuse, assistante d’artiste, puis graphiste, avant de se consacrer à une pratique dédiée à la photographie depuis 2021.

Son travail interroge les mécanismes de pouvoir qui traversent les mondes sociaux, questionnant la manière dont ils façonnent et transforment nos corps, nos identités et nos croyances. Ses photographies attestent que les récits de vie ainsi mis en lumière débordent toujours du cadre auquel notre société les assigne.

Elle expérimente des formes collaboratives, tant dans sa pratique du portrait que lors des échanges avec les publics.

Julia est invitée pour faire trace des dessins réalisés par les kids du collège Rosa Parks avant sa fermeture. Des dessins jetés sur les murs du collège, dernières traces de leur passage et symbole d’une appropriation des murs de l’institution. La suite de ces captures est à inventer.

SORIBA DABO, comédien et réalisateur

Résidence du 08 au 12 décembre 2025 / One Shot #2 le 13 décembre à la Salle Festive du Breil

Né en 1997 à Nantes, Soriba Dabo grandit dans le quartier de Bellevue où il développe très tôt un intérêt pour les arts visuels et narratifs. Après un baccalauréat littéraire, il découvre le théâtre et s’engage dans une pratique artistique qui mêle jeu d’acteur, création vidéo et performance.

Son parcours, marqué par une double culture entre les codes des quartiers populaires et ceux des institutions culturelles, nourrit une démarche artistique singulière qui interroge les questions d’identité, d’appartenance et de représentation.

Soriba est invité pour une résidence de recherche sur son projet La Mentale. Un projet scénique hybride qui interroge la notion d’appartenance, de transmission et de solidarité dans les quartiers populaires français. À travers un dispositif mêlant jeu physique, vidéo immersive et création sonore, ce spectacle dévoile les codes, les valeurs et la mémoire collective d’une culture où la débrouillardise, la loyauté et les liens humains sont primordiaux.

En déconstruisant les stéréotypes souvent attachés aux quartiers périphériques, La Mentale pose un regard à la fois sensible et puissant sur ce qui fait communauté aujourd’hui, sur les rituels invisibles qui structurent les relations sociales et sur la richesse d’une identité culturelle en constante évolution. 

Le projet puise dans l’expérience personnelle de Soriba Dabo, artiste issu du quartier Bellevue à Nantes, tout en élargissant la réflexion à une dimension universelle sur l’appartenance et la construction identitaire.