La dernière année avant la fermeture du collège, les élèves ont été autorisé·es à peindre librement sur les murs de l’établissement. Pendant quelques semaines, les couloirs et les salles se sont transformés en espaces d’expression spontanée : dessins, signatures, personnages, slogans, fragments de récits ou de rêves ont recouvert les murs du bâtiment promis à la transformation.
Depuis, une partie de ces traces a déjà disparu, recouverte par la peinture fraîche de la réhabilitation du lieu.
Trouvant dommage qu’aucune mémoire ne soit conservée de ces œuvres éphémères, nous avons décidé d’en garder une trace. Nous avons ainsi sollicité la photographe Julia Briend pour venir les cueillir avant leur disparition. Son regard capte ces gestes adolescents, à la fois intimes et collectifs, comme les vestiges d’un moment suspendu dans l’histoire du lieu.
Ces images constituent aujourd’hui une archive sensible de ce passage : celui d’un collège qui s’efface, et de celles et ceux qui l’ont habité une dernière fois en y laissant leur marque.
















